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  • Atterrir

    Atterrir.

    Mot obscur utilisé autant par les marins que les aviateurs, il est passé dans l'usage courant avec la généralisation des déplacements aériens. En fait je n'en sais rien alors ne tentez pas de replacer de telles anecdotes en repas mondins.

    C'est en tout cas quelque chose de terrifiant. La nuit vous mange un bras et vous souhaitez toujours courir. Ya plus que Nick Drake pour vous montrer le chemin. Les étoiles se cachent et pourtant elles demeurent désormais partout dans vos yeux. Vous avez remplis tant de choses dans votre coeur qu'il déborde. Et maintenant que vous êtes assis, vous reconnaissez enfin la chaleur qui flotte dans les regards. Vous humez enfin les jours avec un sens nouveau. Curieuse nourriture céleste que le voyage qui vient marquer les empreintes. J'ai touché les cîmes et je m'envole. Alors ne me dites pas aujourd'hui comment je devrais poser mes pattes.

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    L'avion était long et tendu et crillant et légèrement opressant.

    C'est une chose que de supporter des cris de bébé. C'en est une autre que de les subire tout au long d'un voyage de 7h. Les nerfs finissent par crier au meurtre infantile à coup de fourchette en plastique ou autre ustencile jetable aérien. On devient créatif.

    Puis enfin, un léger répis dans le train adoucit l'acidité du jour, et les premiers quotidiens s'ensuivent et s'enchainent à la folie. Même la fatigue des kilomètres à vélo que l'on avait voulu sanctifier ne suffit pas à remettre dans le droit chemin un corps résolument perdu.

    Succession d'erreurs de numéros pour cause d'homonymes. Une première fois la copine est enceinte et j'en profite pour présenter mes voeux de bonheur. Une seconde fois l'ami a son anniversaire le soir même et j'évite d'oublier de venir.  Décidément... il y a des intuitions inconscientes qui méritent d'être entendues.

    Je n'ai pas encore pris le temps d'écrire les ultimes billets de ce blog pour achever enfin les jours qui manquent et leur donner la claque par les mots que j'aurai couché sur eux.

    Il n'est pas temps.

    Je continue de me nourrir de ces intuitions que l'on oublie.